Seul Domaine Viticole d'Avignon ! On ignore la date précise de la fondation d'Escarvaillac, mais son apparition remonte antérieurement à celle de la Chartreuse de Bonpas édifiée au XIIIe siècle. Jadis dénommée « Grange de la Cépède », elle a servi pendant de nombreux siècles comme établissement de vinification aux moines chartreux. Il s'agissait également d'une exploitation regroupant l'élevage, l'agriculture et particulièrement la viticulture parmi ses occupations essentielles. Le vin était (et demeure) élaboré dans de vastes bassins en pierres de taille. Des bassins figurant parmi les plus anciens du Vaucluse. Adolescent, Christophe Requin passait ses périodes estivales à Escarvaillac. Les impressions de cet espace, isolé de l'agitation urbaine, imprégnées des senteurs de vergers en fleur le transportent toujours. Néanmoins, l'univers viticole arrive à lui ultérieurement. Il poursuit une formation pour accéder au métier d'enseignant en français et écoule, en fin de semaine, la production vinicole paternelle sur les étals. Captivé par le vignoble, il envisage d'en transformer, à terme, un pôle d'ouverture consacré aux arts. En 2010, il restaure la grange pour y organiser des expositions, voire des créations pour le festival off d'Avignon. Toutefois, en 2016, après le décès de son père, Henri Requin, il choisit de s'engager comme producteur viticole. Épaulé par les collaborateurs du vignoble, il assimile, récolte après récolte, son activité, son terroir et l'élaboration de crus caractéristiques de son exploitation. Son attachement pour Escarvaillac et la détermination de sauvegarder cet héritage l'amènent l'année d'après à engager sa transition écologique. Bien qu'il représente la 4e génération, Christophe Requin ne s'envisage pas en tant qu'héritier, mais plutôt comme le gardien d'une page historique, qu'il compte communiquer via ses productions et son legs.